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28 Juin

Après l’achat d’un appartement en vente à Roquevaire, pouvez-vous faire des travaux ?

Vous venez d’acheter un appartement à Roquevaire ? Vous souhaitez engager des travaux chez vous ? Quels sont les droits des copropriétaires en matière de travaux dans les parties privatives ? Regardons ensemble, car parfois, des travaux qui paraissent anodins peuvent avoir des répercussions sur les parties communes et de lourdes conséquences !

Concernant les travaux dans les parties privatives, la liberté d’entreprendre est la règle générale à condition de ne pas porter atteinte ni aux droits des autres copropriétaires ni à la destination de l’immeuble. Qu’est-ce que cela veut dire ? Un copropriétaire peut de ce fait changer ses papiers peints, inverser l’emplacement de sa cuisine et de sa salle de bains sans démarche administrative particulière. Cependant, certaines parties communes peuvent être impactées sans qu’on ne le soupçonne a priori et il est donc conseillé de demander l’avis du syndic avant d’entreprendre des travaux.

Ainsi lorsqu’on souhaite abattre un mur au sein de son logement, le réflexe commun est de toquer sur le mur et le considérer comme non-porteur du bâtiment s’il sonne creux. Or dans certains immeubles – notamment ceux construits en brique dans les années d’après-guerre (1945-1950) – l’ensemble des murs des appartements peuvent être porteurs, le simple critère du bruit est donc trompeur. Des suppressions de murs sans l’avis du syndic ont parfois entrainé l’effondrement d’étages entiers contraignant à des interventions d’urgence. Autre exemple : celui d’un copropriétaire qui souhaite percer son plafond, le syndic sera à même de lui indiquer s’il y a un risque de détériorer un éventuel tuyau, notamment dans les immeubles ayant un chauffage au sol.

Enfin, au-delà des dégradations, le syndic peut éviter certains désagréments aux copropriétaires lors de changement de fenêtres ou de radiateurs. S’il s’agit d’un remplacement de fenêtre en double ou triple vitrage, le gestionnaire peut expliquer aux copropriétaires les risques liés à l’absence de bouches d’aération fréquemment mise en option par les fournisseurs. En effet, souvent non souscrite par les propriétaires, l’absence d’aération entraine des hausses considérables de l’humidité dans les appartements et des dégradations de plafonds semblables à des dégâts des eaux. En ce qui concerne le remplacement d’anciens radiateurs en fonte par des modèles plus récents cela nécessite souvent de doubler leur volume pour obtenir une efficacité énergétique similaire.

C.V. / Bazikpress © Adobe Stock

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